sagesse massaliote
hommage à Chantal Sébire
Le calvaire de cette femme a fait revenir à ma mémoire cette coutume massaliote rapportée par un historien romain du 1er siècle :
On garde aussi publiquement dans cette cité [Massilia] un poison mêlé de ciguë; il est donné à quiconque produit devant les 6OO (c'est le nom du sénat de cette ville) des arguments en mesure de lui rendre la mort désirable. L'enquête est menée dans un esprit de bienveillance virile, ce qui empêche de quitter la vie à la légère, mais offre à qui désire sagement partir un moyen rapide de hâter le destin; en sorte que l'excès de malheur ou de bonheur — les deux en effet, le premier par crainte qu'il ne dure, le second par crainte qu'il ne s'achève, peuvent fournir une raison de rendre son dernier souffle — prenne fin, par une mort qu'autorise la loi.
Valère Maxime (1er s.), Faits et Dits Mémorables, II, 6, 9.
Karim
le 20.03.08 à 22:18
dans Actualités
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